les Montagnards Unis

4 belles journées autour de mon camp de base habituel

Fin janvier 2009, il a bien neigé les jours précédents.
Mais je laisse passer le dimanche ensoleillé qui suit : laissons "purger", laissons les plaques à vent se déclencher...  ( effectivement, ce dimanche-là, il y a eu plusieurs accidents).

Il neige un peu encore les jours suivants, ça me laisse le temps de réencoller les peaux de phoque...
Et voilà, enfin  Météo-France Montagnes prévoit  4 jours de beau temps consécutifs !



JOUR 1 : Montée au refuge de l'Oule


Comme d'habitude, la petite route qui monte raide au hameau du Gleyzin est enneigée. je commence à la connaître, et cette fois-ci, même avec une seule chaîne, j'atteins le départ, à 1090 mètres, sans retard ni ennuis.

Au début, sur la piste forestière, la trace des randonneurs du dimanche dernier est encore bonne.

Le plafond nuageux s'abaisse, et s'entrouvre de temps à autres, ça sent le beau temps...

Non, ce n'est pas déjà le refuge, mais une vieille bergerie.


1400, 1500 mètres : le refuge est en vue, mais la trace disparaît sous la couche de nouvelle neige.

Zoom sur le refuge... encore une trentaine de minutes de montée? ou une petite heure ? ça dépendra de l'état de la neige...

Petite pause, avant cette montée finale : le temps de laisser les nuages jouer à cache-cache, entre le blanc et le bleu.

Par moments, on n'y voit plus grand'chose. Mais pas de quoi s'inquiéter...

... pas de quoi s'inquiéter, car les nuages descendent progressivement dans la vallée, sous mes pieds.

Pas loin de 4h de montée, au lieu de mes 2h habituelles : pas encore la grande forme, et surtout, faire la trace, ça ralentit bien...
Mais pendant ce temps, le plafond nuageux est descendu sur la vallée.




JOUR 2 : Petit tour au col du Morétan


Mer de nuages sous le refuge, pas de vent  : la journée s'annonce bien.

L'itinéraire d'été passe à gauche, au-dessus des barres et des cascades. Au fait, le refuge, le voyez-vous ?

Un peu raide, un peu longue cette première montée sans trace..., mais ça m'est égal, j'ai tout mon  temps.

En pays de connaissance, la pointe du Gleyzin, versant ouest.

Toujours personne à l'horizon, dans cette combe qui descend du col du Morétan.

A vue de nez, encore une petite heure avant d'atteindre le col.

Je laisse un autre randonneur me rejoindre et me dépasser : à chacun son tour de faire la trace !

Bien appréciable, cette trace dans la dernière pente raide sous le col.

Nous avons bien préparé l'itinéraire, pour nos successeurs du week-end...

Pas (encore) de glace : même pas peur dans ces premiers virages de descente...

A la descente, ça tourne toujours beaucoup plus facilement...

Sommet sympathique, car un peu isolé et aux itinéraires secrets, que j'irais revoir un de ces jours : le Grand Morétan

Non, aujourd'hui je ne ferai pas la bascule de l'autre côté du col,..., je lézarde au soleil...

De l'autre côté, Puy-Gris et la Pointe de Comberousse sont vierges de traces aussi.

Zigzags de montée et serpentins de descente...

Une neige parfaite pour une descente tranquille et tout en douceur : ni trop dure, ni trop profonde, ni trop molle.

Les dernières grandes pentes au-dessus du refuge sont plus impressionnantes, d'autant plus, que cachées par l'inclinaison, se trouvent des barres en bas. 
Et par endroits, la neige est assez dure...


Et oui, il n' y a plus qu'à plonger...


... en prenant quand même soin de contourner les barres et cascades de glace...

Quelques traces, à peine visibles, dans cet immensité...

La soirée est toujours aussi calme...

Pas un souffle de vent, on peut regarder le paysage  sans se geler.


JOUR 3 :  au col du Gleyzin


Avec ma trace de la veille, j'ai déjà mis beaucoup moins de temps pour  regravir la première pente au-dessus du refuge. Et là, sous le "carrefour" qui mène aux cols du Gleyzin, attention : cette rupture de pente, bien à l'ombre, et pas loin du col de surcroît, c'est  un endroit idéal pour la formation de plaques à vent

Mais je ne me fais pas trop de soucis : il n'y a pas eu de vent les jours précédents, la neige est bien lisse, sans ses vaguelettes et accumulations tourmentées créées par le vent.
Tout de même, 10 précautions valant mieux qu'une, je fais un petit détour pour contourner la pente : une plaque à vent, ça peut se décrocher par une pression sur le haut, mais aussi par le bas, par une fissure que crée le poids du skieur, une fissure qui se propage sous la plaque en remontant jusqu'au point où la plaque se décroche...


Au dessus, ce replat, sans danger. Mais c'est ce replat, quand le vent a soufflé et en a transporté la neige, qui favorise la formation d'une plaque  à vent, un peu en dessous. Il n'est pas loin des 2600 m. ce col, et toujours cette trace à faire...

Bonne surprise : 3 gars, venus du versant Savoie, s'en retournent et font la trace devant moi, dans la profonde.

Plus que 5 mètres...

Une bonne partie des 2 Savoies , de l'autre côté  du col.

Décidément, cette Pointe de Comberousse, elle me semble bien raide...

J'avais dans l'idée de rescendre de ce côté, pour aller faire un saut jusqu'au Grand Morétan. Combien de temps l'aller-retour me prendrait-il?  2 heures peut-être ?
Mais je ne suis pas parti bien tôt, les journées sont encore un peu courtes...


Bah, je lézarde encore tranquille une bonne heure au soleil, avant de redescendre vers le refuge...

Nombreux arrêts dans la descente : il fait bon, inutile de se presser...

L'autre col du Gleyzin, du côté Isère, n'est pas encore tracé.

Cette dernière pente, elle devient de plus en plus agréable à skier, car la glace qui s'était formée s'amollit de jour en jour...


JOUR 4 : dernière montée et longue descente


Samedi matin, il y a  déjà un peu plus de monde. La trace est bonne maintenant, j'ai mis une heure de moins pour gravir à nouveau la première pente.

C'est vers Comberousse que je me dirige, avec un petit regard sur ce col du Gleyzin et le "coin à plaque à vent"  en  dessous.

Mais la Pointe, aujourd'hui encore, je m'en dispense...

Pourtant un acharné semble monter tout droit, sans beaucoup  de difficultés...

3 cols, Col de Comberousse, Selle du Puy-Gris, Col de la Valloire : si on est en jambes, ça permet de jolies et longues boucles..

Petite escale au Col de Comberousse, le grand large n'est pas loin.

Avec un peu plus de courage, je tenterai peut-être la Pointe de Comberousse en passant quelque part là : l'enneigement est bon, il ne reste qu'à peine 200mètres pour le sommet.

Puy-Gris, c'est facile à  atteindre  ( mais pas avec les skis, évidemment).

Je vous laisse deviner l'itinéraire pour le sommet... Un indice : le départ se fait à droite, versant sud-est. Et on continue ensuite, versant nord-ouest.

Le col de Comberousse n'est qu'à une centaine de mètres sous le col de la Valloire.

Petit trio de sommets:  Charmet de l'Aiguille, Grand Morétan et un autre, tout au fond, à quelques 80 kilomètres...

Au loin encore, Mont Maudit, Grande Casse et Vanoise...

D'ailleurs, elle grimpe à combien cette Grande Casse ?

900 mètres de descente, entre le col de la Valloire et le refuge (bien rempli et bien chauffé, ce samedi soir). Il reste encore 800 de dénivelé mètres à skier...

Moi, j'aime bien descendre par ce petit goulet...

Les 600 mètres de dénivélé du couloir du Pertuis, comme d'habitude, ont dégorgé en avalanche. Passage de grosses boules qui secouent les mollets...

Avec cette bonne neige, le "ski de sapins", c'est facile...







01/02/2009
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