les Montagnards Unis

Taillefer, mon ami...


30 avril, Météo-France annonçait la  formation en fin de nuit d' un plafond  nuageux  jusqu'à 2000 m.
6h : Taillefer se cache encore devant mon balcon, ma motivation faiblit..., je traîne, indécis.
7h40, le camarade Taillefer apparaissant  du haut de mon 10 ème étage, mon  sac vite fait-bien fait, et c'est parti !


Si ça vous chante, il y a aussi "Mon camarade"  par Dominique A ( dans ce bel album collectif Hommage à Léo )
ou par Jean-René Caussimon. Et même, par Julien Clerc...




8h45 : l'ami Taillefer m'a fait un chouette cadeau pour mon  anniversaire : les 2 jours précédents, il s'est  bien recouvert de blanc. Merci aussi au camarade Chasse-neige, qui a pensé à dégager la petite route jusqu'à 1700m.


L'ami Météo-France avait vu juste, les nuages se dissipent vite en altitude.


Le presque Tout-Grenoble  s'est précipité ce matin : une douzaine de petits malins au maximum qui ont eu le bon réflexe,  et vont  trouver l'une des dernières fraîches de la saison.


Pas de la Mine en vue... Et ce plateau de Brouffier n'en finit pas... Sur ce plateau d'habitude toujours fort venté, on se croirait traversant l'Antarctique.


Aujourd'hui, il n'a pas l'air bien méchant  ce Pas de la Mine.


Un raccourci possible : le "couloir de la croix Pinelli" .
Rectificatif : Pour >> skitour.fr << , le "couloir de la croix Pinelli" ce n'est pas tout à fait ça.
Alors appelons-le "Couloir du raccourci de ceux qui ne veulent pas prendre le Pas la Mine et veulent  atteindre  directement l'arête"


J'hésite un peu, ... pas de glace, mais quand même je préférerais monter avec mes 2 piolets, ce serait  très rapide et facile.


Finalement, je continue sur la grand' route, toute  tracée...


A quelques mètres de franchir le Pas la Mine, toujours la même question se pose.
Continuer tout droit, en traversée ?

Dans ce cas, sur de la neige bien dure et verglacée, faut prendre quelques précautions, (surtout qu'il y a du vide et des rochers en-dessous), faut déchausser... Faut pas faire comme moi, la fois où je me suis bêtement obstiné à continuer sur mes skis et où j'ai failli me tuer. Mais ça c'était un autre jour, c'est une autre histoire...

Solution plus prudente (mais pas en été) : prendre ce petit couloir, tout droit dans la pente. Surtout qu'aujourd'hui, il est bien"rempli", je l'ai déjà connu beaucoup plus raide et glissant.


11h30,  pause petit déj. Et là, un itinéraire moins emprunté, cette arête à laquelle on accède par le Pas de la Vache. Bucolique ?


Justement, ils sont 3, profitant de la bonne neige de ce jour pour passer par là.
Sans doute vont-ils descendre la "combe de Prévourey", plus accidentée et plus rocailleuse, et surtout, habituellement moins enneigée .


Petite pensée pour les camarades, restés en ville ou sous les nuages.


Le gardien  du Trièves, Obiou.  "Oh Beau!"


Me souviens plus du nom de ces sommets tout proches, au sud-est. Un coin toujours tardivement enneigé, pas beaucoup fréquenté : ça n'a pas l'air commode d'accès.


12h :  suis bien parti pour battre des records de lenteur aujourd'hui. Plutôt que descendre vers la combe de l'Emay, je vais prendre cette pente souvent pelée par le vent, et suivre l'arête.


Au début de l'arête, aucun souci, il y a largement de quoi poser ses skis.


Un peu plus haut, la crème-chantilly déborde. A votre avis, je passe de quel côté de la corniche ???


Pas un souffle de vent, ça tient du miracle,  et voici déjà  la croix pour rendre grâce aux dieux.


L'a pas eu de chance, le brave sergent Pinelli. Ou alors a-t-il été distrait par le paysage ?


Evidemment, c'est du coté de la corniche qui a été exposé au vent  qu'il faut progresser, sans être trop gelée, la neige  y est bien solide.  Sur l'autre côté, la chantilly pourrait couler...


Vlà  déjà un petit tiers de parcouru, à l'aise, en longeant le fil de l'arête à une trentaine de centimètres. Plus bas, la neige pourrait partir...


Repérage et tentation : ce grand couloir, qui passe à côté du lac de la Courbe pour plonger sur le lac du Poursollet  (et la buvette à Paulette et René!), je sens qu'il attend ma prochaine visite... Ce couloir, je ne sais pas s'il a déjà un nom officiel, mais moi je le baptise : Couloir à Paulette.


13h30 : Rencontre avec l'ami Taillefer. Il m'a attendu tout l'hiver ! ( faut dire que les fois précédentes, il avait été d'assez méchante humeur, mais  aux vrais amis, on pardonne et on tolère les mauvais moments..)


Taillefer en compagnie de quelques uns de ses copains, copines, Rateau et Meije, Ecrins...


Une bonne copine aussi, c'est Belledonne, mais elle  fait  sa timide aujourd'hui.
Les nuages qui remontent de la vallée de la Romanche cachent  Mont-Blanc, ce grand frimeur, ça lui apprendra !


Retour tardif par le Pas de la Mine : ça a bien chauffé, je déclenche prudemment 1 grosse coulée avant de m'y engager vraiment.

Conseil d'ami , car ce vaste plateau de Brouffier est très paumant, par brouillard soudain : dans ce cas, ne pas céder à la tentation de chercher la pente vers la gauche, mais  suivre sur sa droite, on peut pas se tromper car là on longe les précipices.


Le brouillard s'est vite dégagé, il ne reste plus qu'à descendre cette agréable Côte des Salières.


17 heures 30: y a pas l'feu quand même ! on a bien le temps de regarder une dernière fois le paysage...


Côte des Salières, partie 2, ça  sent la fin... Vous en voulez encore ?


Alors, d'accord... encore quelques virages étroits entre les sapins...


Le niveau suivant, c'est le "ski de bûcherons". Après c'est le "ski de sanglier"... Mais pour ce jour, je finis par du  tranquille "ski de sapins".

A très bientôt, l'ami Taillefer ! Et cette fois-là, par le  versant nord, ou par le "Couloir  à Paulette"...


02/05/2009
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