les Montagnards Unis

Langage, expressions et moeurs iséroises

sources = >  désencyclopedia.com  <

 

Définition

Isérois (ou Iséroooooo pour les initiés).

Isérois, mangeur de noix.
Nom porté par les habitants du 38ème département français.
Entouré par de proches voisins plus ou moins sympathiques, ça dépend si on parle des lyonnais ou pas.
Par extension, qui aime manger gras, dont la nourriture se compose de patates, de lard, de crème et d'oignons (attention à ne pas confondre avec le Savoyard qui est un tout petit peu plus court sur pattes ).


Mœurs

L'Iséroise Attitude

On distingue 5 types principaux d'Isérois, classification coïncidant peu ou prou avec la répartition géographique dans le 3.8 (on dit en effet "Chui du TROIS HUIT, garçeuuuon" quand on est Isérois).

  1. L'étudiant qu'a jamais cours et qu'est tout le temps à Chamrousse ou aux 7 Laux
    Concerne
    environ ¼ de la population iséroise.
    Signes remarquables
    On le reconnaît facilement à son bonnet en laine Rasta pur chanvre tressé et porté au mois d'Août place Grenette. Il fait Géologie, Géographie, Anglais, Droit, 4eme Techno, HMG, Serveur aux "3 Canards", ou pire...STAPS (!!!), il vit au centre ville, fait ses courses Place Aux Herbes et va au Couche Tard (ou alors préfère se tancher à domicile selon son budget). Sa principale caractéristique est un œil mi-clos constant, et un cou démesuré qui lui permet de jeter facilement un œil par dessus les immeubles pour voir si la dernière poudre n'est pas trop collante. Il porte des couleurs bariolées, fraude le tram, et c'est lui qui vous casse les bollocks à 3h du mat' en jouant du djumbé (Attends, Man, t'as pas reconnu. C'était du Sinsé).
  2. Le gars des Terres Froides
    Concerne
    environ ¼ de la population iséroise.
    Signes remarquables
    Il est facilement reconnaissable à sa voiture arborant fièrement le Fanion du CS Bourgoin Jallieu(CSBJ). Il fréquente les bars de La Verpillière ou de l'Isle d'Abeau. Pourrait presque être assimilé à un Rhodanien si une cruelle aberration géographique ne l'avait rangé du côté isérois. Ce que ¾ des isérois ne cessent d'ailleurs de déplorer …
  3. Le Grenoblois pure souche (on dis Greuneublois)
    Concerne
    environ ¼ de la population iséroise.
    Signes remarquables
    En fait, le « Grenoblois pure souche » est né à la Tronche, à Saint Martin d'Hères, ou à Echirolles comme tout le monde, mais ça fout trop la honte, alors il dit qu'il est Grenoblois. On le reconnaît à son panier rempli des légumes achetés 20 fois le prix aux Halles Ste Claire (Attends, c'est du biooooo). Il aime le ski mais n'y va pas (Attends, t'as vu le monde sur la route Napoléon), est fier du GF 38 quand il gagne mais ne va jamais les voir jouer (Attends, t'as vu comment ça caille à Lesdiguières), lit le Daubé ou le P'tit Bu(lletin), prends l'U2 (Rocade sud pour les lyonnais) à 8h du matin et amène ses gosses manger à la Bastille. N'aime pas Lyon, mais soutient quand même l'OL en Ligue des Champions. (Attends, c'est des français quand même). Sa plus grande passion est et reste le fromage. Durant la saison hivernale les repas entre amis ne se font qu'à la Raclette (un plat pourtant complétement Savoyard) même si on a vu quelques rares spécimens préférer la Tartiflette (voir la Reblochonnade pour les plus intégristes). A noter que "Le Grenoblois pure souche" ne met ni oignons ni gruyère rapé dans le gratin dauphinois.
  4. L'ingénieur
    Concerne
    environ ¼ de la population
    Signes remarcables
    Installé à Grenoble car il aime la nature, Satoriz, Go Sport et le Synchrotron. On le reconnaît à sa tenue "pratique mais pas esthétique", genre tenue de ski toute l'année. Il ne s'habille jamais en costume, ne boit pratiquement jamais et ne fume pas. Il mange bio et vote souvent à Gauche. Il ne sort pas le soir au cas où le lendemain il parte à la montagne. Grand sportif, il fait du vélo, de l'équitation et adore monter la Bastille en courant. Il a sa petite femme, également habillée en polaire et ses enfants qui vont à Stendhal international. Il participe au problème de logements étudiants à Grenoble en rachetant des 2P pour en faire des 6P. Une fois par an au moins, l'ingenieur grenoblois (quand il est jeune trentenaire et encore sans enfant) s'en va au bout du monde. Pendant quelques semaines il renie son quotidien et part se ressourcer dans des contrées exotiques à bon marché, participant en crâmant du kérozene au réchauffement climatique, oubliant sa philosophie écolo. Faisant fi de son salaire honorable, il préfère vivre pauvrement au milieu d'un désert ou dans des villages autochtones. Faisant aussi fi de son éducation et de sa culture, il se fait un devoir de vivre à la locale en adoptant autant qu'il peut les us et coutumes de ses hôtes. Lorsqu'il rentre à Grenoble, le jeune ingenieur raconte avec nostalgie des aventures de bout du monde, semblables à celles que racontent ses congénères, juste rentrés eux aussi du bout du monde. Il ramène des photos du bout du monde sur lesquelles on ne voit jamais personne, où il n'y a que des grandes étendues désertiques et dont il fait des présentations à ses amis dans son salon. Un peu plus tard quand il devient proprietaire, puis parent, le bout du monde a moins la cote. Si l'ingenieur grenoblois s'accorde de temps en temps un petit voyage subventionné par son CE, il préfère maintenant consacrer ses RTT et sa prime d'interéssement à l'installation d'un parquet flottant dans sa chambre.
  5. Les Autres
    Concerne
    environ ¼ de la population iséroise.(je sais, on est est à 5/4, et alors?)
    Signes remarquables
    Qu'il soit du Bas Grésivaudan, du Haut ou un vrai et pur montagnard cet isérois là se considère comme le seul et unique vrai isérois. D'ailleurs à ce titre il demande depuis longtemps que soit expulsée à vie du département toute personne qui mettrait des oignons ou du gruyère dans le gratin dauphinois. Il se méfie de toutes les autres catégories suspectes d'isérois surtout ceux de la Capitale qui sont après tout composés au 2/3 d'étrangers ("étudiants" ou "ingénieurs "). Il ne va d'ailleurs jamais à Grenoble de toute façon y a pas de pistes de ski là bas. Il idolâtre Serge Papagalli qu'il suit en tournée de St Marcellin à La Mure en passant par St Pierre de Chartreuse, connait la seule vrai bonne recette de vin de noix et, quand il n'est pas sur ses skis, passe ses week ends à jouer au rugby dans des champs de boue. L'été il va de vogues en vogues (terme isérois pour "fête de village trop arrosée") en ne ratant jamais la foire aux célibataires de Viriville et la Rosière de Vinay les deux grands musts de l'été isérois. Il ne décuve pas pendant une semaine pour la Beaucroissant. A l'automne on le reconnait à ses mains noircies par le brou de noix , l'hiver à la marque blanche de ses lunettes de ski et au printemps à son tein alcoolico-rougeau de fin de saison de rugby.


L'Isérois et les Alpes

L'Isérois (qu'il soit de souche, des terres froides, étudiant ou autre) a cependant un caractère fondamental, essence de son identité : Les Alpes. Si un jour, vous entendez un Isérois dire du mal de Belledonne, du Vercors ou de la Chartreuse, c'est qu'en fait, vous avez affaire à un Lyonnais ou à un inconscient. Les Alpes sont pour l'Isérois le raisin sec sur la polente, la cerise sur le gâteau. D'ailleurs l'Isérois même s'il ne passe pas son temps en montagne est par définition un montagnard. Tous les autres sont que des jaloux qui voudraient bien être des montagnards mais qui le seront jamais, z'avaient qu'à naître en Isère, point barre. D'ailleurs les Z'autres ont trop souvent tendance à oublier que le siège social et la fabrique des skis Rossignol se trouvent encore aujourd"hui, bien que rachetés par un étranger, à Moirans.


L'Isérois et les autres

Les "à peu près" amis

Parmi les départements limitrophes, il en existe certains que l'Isérois tolère. Ainsi, le Dromadaire Dromois (à petite dose), le Savoyard (mouaiff) et le Haut Savoyard (même s'il ne sait pas conduire) sont à peu près admis en terre du 3.8 à condition qu'ils ne dépassent pas Pontcharra. Idem pour le "Beudot" ardéchois ou le "Gaga" de la Loire. Il se peut même que l'Isérois aime bien l'ASSE

Ce qui donne en détail:

Le Dromois, plus connu sous le nom de "dromadaire", voisin plutôt sympathique avec qui l'isérois partage le Vercors et la passion des ravioles. Seul bémol un peu pénible la tendance des plus sudistes d'entre eux de nier leur "dauphinéitude" pourtant historiquement incontestable et de se prendre pour des provençaux voir des marseillais...

L'Ardéchois ou Bedot. Descend rarement du tas de pierres sèches lui servant de pays. Son côté écolo proche de la nature en fait un ami naturel de l'isérois "grenoblois de souche" ou "ingénieur". Son principal défaut restant la forte odeur de fromage de chèvre qu'il dégage.

Les Savoyards (bas ou hauts). Ennemis héréditaires de l'isèrois depuis la nuit des temps... les relations restent tendues. Dépourvus de facs les jeunes savoyards viennent souvent grossir les rangs des isérois "étudiants" (ils vont pas aller étudier à Lyon quand même!) ce qui au fil du temps a amélioré les relations iséro-savoyardes. De plus ils parlent un dialecte proche, bien pourvu en "Y"s ce qui a aidé le rapprochement entre ces vieux peuples ennemis. L'histoire nous démontre que l'isérois est plus malin (et plus radin) que son voisin savoyard. En effet le savoyard donna son territoire à la France sans aucune contrepartie (la Savoie est devenue française par referendum) alors que l'isérois le céda contre un bon paquet de blé (le dernier dauphin Humbert II vendit le Dauphiné au roi de France)

Le "gars" voir Gaga de la Loire. Les ennemis de mes ennemis étant mes amis... le gaga est plutot bien vu en Isère grâce à sa légendaire et incessante lutte sans merci contre le lyonnais. Comme avant l'arrivée de nippons fortunés le club local de football aka GF38 valait tchi, l'ASSE a de plus souvent été club de substitution pour l'isèrois footeux.

Le haut alpin fait également partie des "presqu'amis". Il a l'avantage d'être lui aussi dauphinois et montagnard... Et en plus comme ils sont 12 ils emm...ent pas grand monde. Seul reproche à leur faire leur occupation illégale de la merveilleuse station de La Grave qui devrait être iséroise (elle est du côté isérois du col mais les Hauts alpins l'ont honteusement annexée à la Révolution...)

Les "pas trop" amis

L'Isérois n'aime pas trop le Lyonnais, ce qui n'est cependant pas réciproque. Le Lyonnais ignore totalement l'Isérois (si ce n'est qu'il considère qu'il conduit comme un tarré) et ne comprend pas cette animosité ("Bin quoi, c'est un peu chez nous aussi ces montagnes, non?").

Le Lyonnais et le Parisien font partie du TOP 10 des choses les moins aimées par les Isérois (le Lyonnais se classant premier et le Parisien 4ème, juste après le toucher rectal et l'ablation d'un testicule). Le Lyonnais est celui après qui l'Isérois cristallise toute sa rancoeur (à juste titre) dans la montée des 7 Laux.

  • « Non mais regarde moi le, ce 69, des chaines alors qu'y a que 20 cm de peuf, vas y, t'avance la quenelle ... »
    ~ Sacha Guitry à propos d'un Lyonnais dans la montée des 7 Laux.

Les "on s'en tape d'eux"

L'isérois n'en a rien, mais alors strictement rien à taper des habitants de l'Ain, de la Haute Saône, de la Creuse et du Haut Rhin.


La Technique Iséroise

La technique iséroise se dit d'une technique spécial de drague appliquée dans ce département. En deux mots quand un ami est sur un « coup » ... Il ne faut pas hésiter à s'interposer voir même à essayer de conclure a la place de ce même ami. On peut observer cette technique dans des lieux comme le Havana café ou  passé...



Expressions iséroises

Si le patois local n'est plus qu'un lointain souvenir, l'isérois a encore, à bien des occasions, un vocabulaire à lui...

A

  • Automobile, en argot isérois, désigne une bagnole, une caisse.
« Elle roule vite euh c't'automobile ? »
~ Un passant à propos d'une voiture
  • À la calle A l'abri du vent.
« aller à Lesdiguières en hiver si t'es pas à la calle faut être con quand même »
~ un greuneublois à propos d'une action lyeunaise
  • À pied, à Grenoble, pour aller quelque part en marchant, on dit qu'on y va "à pied".
« On va au marché. - En automobile ? - Non à pied ! »
~ Stendhal à Champollion à propos d'une activité matinale
  • Après y faire (action): Sert à souligner l'aspect répétitif et inutilie d'un action.
« Qu'est ce qu'il est encore après y faire l'autre lyonnais? »
~ Un Greuneublois à propos d'un lyeunais
« Ben il est après mettre ses chaines, parce qu'il y a deux centimètres de neige quand même. »
~ Un autre Greuneublois à propos de la question précédente
  • Ave Les suffixes en "ave" : dikave (regarde), pourrave (pourri), marave (voir plus haut), roullave (arnaque, issu du verbe "roullaver"), nikave (détruire, casser) , pillave (pour se saouler ou se goinfrer )...
  • A point d'heure: très tard

B

  • Balot (C'est)! : terme souvent usité sur les hauts plateaux pour montrer son étonnement de façon caustique.
« T'as encore gauffré? C'est balot ! »
~ un skieur Isérooos à son pote lyonnais à propos de ses chutes
  • Bavigne (y) : Il tombe une petite bruine.
  • bugner: Sur la route, percuter quelque chose et abimer sa carrosserie
« y a un lyonnais qu'y m'a bugné, on a pas idée de rouler si mal quand même... »
~ Un Greu à propos sa titine
  • Biasse : Sac a dos
  • Bois (envoyer du) : généralement utilisé en montagne, à la même sauce que "envoyer du gros".
« J'ai matté les sortie sur skitour, ça avait l'air 'gavage', on est monté à chamechaude et ça envoyé du bois! par contre j'ai niaqué ma semelle sur un caillasse, trop l'démon! »
~ Un Ingé à propos de sa sortie Skitour


C

  • Cafi (ou claffi): Excessivement plein, rempli.
« Les pistes de ski etaient cafi de lyonnais »
~ un isérois à propos de son weekend
  • Cagnard : Soleil chaud
« Y'avait un d'ces cagnard à la croix c'matin, maramé! »
~ Un Greuneublois à propos de son ski matinal
  • Chaï (à): trééés loin
« Paris??!! Mais t'es ouf, c'est à chaï !! »
~ Un Greuneublois à un Lyeunais à propos de voyages...
On trouvera aussi par extension être à chaï les oies ou encore à chaï les bains.
Ne pas confondre Chaï avec Chatte, commune du canton de St Marcellin...
  • comègue: comme ça.
« mets-le comègue, ça marchera mieux. »
~ Un étudiant à un autre à propos de son bonnet à l'envers
  • comaze, ou comace (verlan de comme ça): cf comègue.
  • Chaler : transporter sur son vélo
« vas y, grimpe je te chale jusqu'au bahut »
~ Un étudiant en retard à un autre à propos d'une solution
  • chaînes : ustensile metallique que le Lyonnais mets autour des roues arrieres de sa bagnole dans les rues de Grenoble quand les sapins de Chamrousse sont blancs.

D

  • Démon (avoir le): être dégouté, dépité.
« Il faisait super beau, mais une fois en haut de la Croix, les nuages se sont ramenés et il s'est mis à grêler, j'avais trop le démon »
~ Un Isérois à propos de sa rando du mat

Peut être abrégé en "avoir trop le dem's"

  • Daubé (le) : Petit journal local où c'est marqué "Dauphiné libéré" dessus.


E

  • é isérois : cela choque les nouveaux arrivants mais dans le patois local, la prononciation de l'accent grave est quasi-inexistante : on prononcera :
« tu veux que ch'te châle pour y aller chercher du lait [prononcé "lé" et non pas "lè"] ? »
~ Serge Papagalli à olivier Panis à propos d'un chat affamé

ou encore

« sa méson elle est à chaille, ça m'fout le démon »
~ riri à fifi à propos d'une soirée chez loulou

F

  • Faudrait voir à y: Cela demanderait reflexion.
« Non mais oh quand même, être aussi con, faudrait voir à y arrêter quand même »
~ un greuneublois à propos d'un lyeunais qui chaîne par 30 cm de fraîche

G

  • Gabot: Petit étang situé derrière une ferme. Les maisons traditionnelles isèroises étaient construites en pisé (terre+paille), la terre était extraite sur place, on creusait donc un vaste trou qui se remplissait d'eau et qui servait ensuite de "mare à canards" de la ferme.
  • Guenille: Personne molle, sans energie, fainéante, pas très dégourdie. Par extension "Gueniller"ou G'nillier : Glander
  • gr isérois se prononce "gre" comme dans grenouille, grabataire, gras du cul ou grivoiserie.
  • Greuneublois Véritable nom de l'habitant de greunoble.
  • Goutte : se dit de l'équivalent d'un verre à moutarde de gnole. ex: "eh! l'marcel, j'boirais bien une goutte !"


M

  • Maintenant : Prononcer "ménnant" sinon on comprend rien.
« on y va ménnant? »
~ {{{2}}} à propos {{{3}}}
  • Margoulette (se casser la) :tomber.
  • Mayousses: Fraises
  • Maramé: exprime la surprise. Un genre de "putain !" local quoaa.
«  maramé! y'a posé gras sur la Chartreuse c'te nuit »
~ un étudiant à propos de sa surprise au petit déj
  • mort pilo: se dit d'une personne ayant excessivement bu (un gadjo bourré quoi!).
« Maramé, j'té trop mort pilo l'ot soir, jé bugné ma tire sur la route du sappey! »
~ Un Sappésien à propos de l'ot soir

Peut aussi désigner un groupe de collègues

« Allez les morts-pilo! on se fait la tchave »
~ Un Isérois à propos d'une action proche
  • Mouillé de chaud : en sueur:
« J'suis monté à Chamechaude en moins d'une heure, je suis arrivé tout mouillé de chaud, faut dire que j'ai pas guenillé »
~ Un Ingé, à son pote à propos de son run


N

  • narvalo: se dit d'un fou, d'une personne insensée.
« dikave moi ce narvalo, il va taper un 3-6 du haut de la falaise »
~ Un étudiant de greunoble à propos d'un autre
tire ses origines du gitan. feminin: narvaline

O

  • Le vrai grenoblois n'habite pas à Grenoble mais à Greneuble. Seuls le parigot et le Lyonnais pensent que le Grenoblois habite à Grenoble. Les isérois dans leur ensemble semblent d'ailleurs ignorer que l'alphabet contient la voyelle "O".

P

  • patin, couffin et caetera.
« Du gruyéreu dans le gratin dauphinois? et pourquoi pas des oignons, des lardons, des champignons, et patin, couffin!! »
~ Un greuneublois s'insurgeant à propos d'éléments gastronomiques
  • Peler (se/se les) : avoir froid.
« envoie une goutte de gnole, j'me pele trop »
~ un Skieur ,Chamrousse-fevrier-un jour de brouillard à propos d'une petite goutte
  • plier : se dit entre autres dans les magasins pour emballer plus ou moins sommairement.
Récemment chez le fleuriste : "votre rose, je vous la plie ?" ... euh non merci !

Q

  • Quand même: Terme sans sens profond servant juste à terminer la moitié des phrases.
« Quand je monte aux 7 Laux avec ma Corsa, j'y fais attention de pas trop coller aux Lyonnais, quand même! »
~ Panis à un ami à propos de ses loisirs
  • quinquin : fatigué
« jsuis quinquin les gars! j'vais m'y rentrer. »
~ un étudiant à propos d'un dernier verre au couche tard

R

  • Rapille: Terrain en forte pente.

S

  • le s de "villard de lans" ne se prononce pas, celui de "lans en vercors" oui. Seul le Parigot ou le lyonnais est assez con pour dire "villard de lansssse".

T

  • taffu(Prendre un coup de) : prendre une decision spontanée, inopinée et souvent folle.
« on a pris un coup de taffu et on est tous partis en boite »
~ Une étudiante à propos de son absence la veille au couche tard
  • tchave (Se faire la): S'en aller.
  • tchoukar(C'est): C'est bien, c'est cool, ça envoie du paté croute (cf. ça envoie du bois). Par extension, cette expression peut aussi être assimilée à "ça a le démon". Attention, dans ce cas, "le démon" en question a une dimension positive qu'il n'a pas lorqu'on "a le démon" personnellement (cf, avoir le démon) . Et oui, l'Isérois est subtile.
  • tchi: Argot isérois pour rien, nul, zéro:
« Le FCG cette année, leur mélée elle vaut tchi »
~ un berjalien à propos du rugby
« C'est que tchi! »
~ un greuneublois à propos du fait qu'il dérobe des noix verte dans les arbres du voisin
  • tabazer: mettre plus d'énergie, se dépêcher.
« On va être en retard, tabaze !! »
~ Un Greuneublois à un autre à propos de sa vitesse de montée à chamrousse un jour de peuf
  • tonche : une éraflure, un emboutissement.
« regardes-y ma caisse la tonche que j'y ai faite »
~ Un Isérois à propos de son Automobile
  • tricot de peau un lyonnais dirait un tee-shirt
« enlèves ton tricot de peau, t'es tout mouillé de chaud  »
~ Une Iséroise à propos de son mari d'ingénieur qui est allé courir

U

  • U2: Avant d'être un groupe rock, le grenoblois sait que c'est le vrai nom de la rocade sud. A noter que le pur Grenoblois sait aussi que l'U1 était le nom du bout d'A48 qui arrive porte de France. Enfin, il faut savoir qu'un groupe de zic Grenoblois à pris le nom de "rocade sud" mais n'a pas eu le même succés que son homologue.
« Quand vous prenez l'U2 vous passez à Eybens »
~ Un greuneublois à propos de la route a emprunter pour des savoyards

prononcez ébin, si quelqu"un dit :ébinsse c'est un étranger,ce "S" non plus ne se prononce pas, par contre pour "Mens" il faut et même plusieurs: "Minssssse".

V

  • viander (S): tomber, se ramasser la g.... , généralement en clou.
« Je m'suis viandé en descendant de Laffrey. Mais c'est pas trop grave quand même »
~ un cycliste à propos de sa viande..

Autre synonyme : "se gauffrer"... ou encore "faire un soleil"

  • Vionzer: Se dépêcher.
« Vionze un peu là, à force de rouler comme un Dromadaire on va mais encore louper le début du match. »
~ Un Berjalien à propos du la vitesse de son collègue Greneublois

Y

  • Y,'le Y grenoblois , si l'expression peut décrire la forme de l'agglomération, c'est aussi et surtout l'emploi du y à toutes les sauces qui donne à cette expression tout son sens. En effet l'isèrois non seulement dira j' y vais mais aussi j'y mange, j'y bois, j'y fais etc...

(notons que son voisin savoyard fait de même, mais que son sens du Y dépasse l'entendement de l'isérois : comment comprendre le j'y vois pas beau alors que le ciel n'y est qu'à peine couvert)

  • 'yaller : verbe à part entière, en Isère...
« on est yallés »
~ n'importe quel greuneublois(e) à propos n'importe quel événement


A trier (merci)

  • "Prendre du souci" : ¨préparer son entourage à un proche départ, rapport à l'heure qui tourne ! "On n'est quand même pas d'ici. On va (puis) prendre du souci pour rentrer avant la nuit".
  • "pleuvoir des queues de Garenne": pleuvoir abondamment. Ex: "P'tain il pleut des queues de Garenne" (Réference à une queue de lapin de Garenne).
  • "...ou pas": ce qui prouve que l'Isère n'est pas loin de la frontière suisse, il est parfois lent à se décider : "C't'aprèm', je vais aller au ciné... ou pas."
  • "Aplater": Rouer de coups. Ex: "J'vais l'aplater lui si il continue à me casser les c*******"

Par analogie: un bon ventre "Les piliers du FCG ont une bonne biasse cette année quand même"

  • "caillon": Cochon, porc. La seule partie du caillon que l'isèrois consomme est le lard. Le reste est traditionellement échangé avec un savoyard (qui en fera des diots) contre du génépi.
  • "cabouin": la cabanne ou est engraissé le caillon. Faut bien veiller a pas qu'y s'échappe.
  • "s'enpiager" ou "s'encobler": Se prendre les pieds dans quelque chose et trébucher "avec ses grands pieds y s'encoble".
  • Seul le Grenoblois voit l'accent circonflexe virtuel sur le "o" de crolles. Le Lyonnais ne sait pas qu'on dit "craule" et non pas "crol".
  • "Chailles" : dents, ex : "Avoir mal aux chailles"... Pas de rapport avec "partir à chai" qui veut dire partir loin...
  • "Doryphore" : Lyonnais. ex : "'fait chier, les doryphores sont en vacances cette semaine, ça va être le bordel sur les pistes". Certains "autres" isèrois peuvent employer le terme pour designer tout type d'isérois grenoblois... surtout quand celui-ci s'installe en masse dans son coin pour fuir les prix exhorbitants de l'immobilier de l'agglo. Exemple: "A Tullins y a plus que des Doryphores de toute façon !"
  • "Niouler" : Gosse qui se plaint, pleurniche, fait un petit caprice. Ce type d'enfant plutot "penable" (on ne dit pas pénible en isére mais "penable" en insistant bien sur le a) est appelé "nioulard" ou plus simplement "merdeux". Ex: "Quelle penable ta merdeuse, elle a nioulé tout tantot".
  • "Chaume": Sieste. Exemple: "Mais qu'ils sont penables! Mets tes merdeux à la chaume, qu'on ait un peu la paix!!"
  • Une personne qui titube en isèrois : "tu l'as vu l'autre comme il bratte".

Du verbe bratter, très couramment utilisé dans les écoles iséroises.

  • "entre en plein" : expression utilisée pour demander à un invité d'entrer dans la maison afin de ne pas

rester sur le pas de la porte. "kes qui dit? entre en plein ça pèle dehors, tu vas bien boire la goutte !"

  • "moins quart !" : A la question "qu'elle heure est-il je vous prie?", l'isérois ne vous donne que les minutes

(et dix, moins cinq, la demie). Pour l'heure, vous vous demerdez autrement ! A noter que le vrai Grenoblois ne dira jamais "moins LE quart", mais "moins quart".

  • "Faire un cuplet" : tomber à la renverse "L'ot' guenille, y t'as fait un d'ces cuplet en vidant sa gnole !!"
  • "badinguet": personnage un peu niais dont le féminin est badinguette.


Spécialités gastronomiques

  • Antésite: Comme le Coca Cola cette boisson fut d'abord conçue pour être un médicament. A la différence du Coca Cola, l'antésite a bien le gout d'un médicament.

  • Bleu de Sassenage: Aurait du s'appeler Bleu du Vercors. Mais les habitants du Plateau n'ont jamais accepté que cette pâte à dentifrice bleutée porte leur nom.

  • Cardon : Légume de la famille des légumes sans gout (voir salsifis, blettes....) qui sert d'excuse aux isérois pour manger de la crème dans laquelle on trempe généreusement le dit légume, se dit aussi d'une personne qui a mauvais caractère.

  • Chartreuse: Liqueur faite par des moines muets dont forcément la recette est secrète. Il existe deux couleurs: la Verte pour les Hommes et la Jaune pour les Femmes et les Gonzesses... sans compter l'Elixir qui ne sert qu'à ranimer les morts. A noter, les étudiants en médecine grenoblois ont la chance de voir leurs soirées sponsorisées par cette substance corrosive, utilisée également pour désinfecter les scalpels.

  • Gratin Dauphinois: Patates trempées dans de la crème et cuites trop longtemps. Les étrangers cuisent moins et doivent ajouter du fromage râpé pour la couleur.

  • Marquisette: Vin blanc sucré, aromatisé et chaud, qui sévit dans beaucoup de fêtes locales (par exemple dans les vogues organisées par les conscrits). Attention, la légende dit que les conscrits urinent dans la marquisette avant de la servir a la buvette (pour lui donner un coté chaud). Les gueules de bois suite aux cuites prises à la marquisette peuvent durer des semaines.

  • Noix de Grenoble : comme son nom l'indique, noix qui pousse à Vinay. Il n'existe aucune autre noix digne d'être consommée en dehors de la noix de Grenoble.

  • Petafine (ou ptafine): plat traditionnel du Dauphiné qui se présente sous la forme d´une crème fabriquée à base de restes de fromages et d´eau-de-vie. Plutôt costaud! A tartiner sur du bon pain.

  • Pogne: Brioche etouffe-chrétien importée de Dromadairie voisine qui peut se conserver des semaines et se trempe bien dans le café le matin.

  • Ravioles: Raviolis sans viande.Forcément c'est moins bon mais ça cuit plus vite; Spécialité du Royans (région iséro_dromoise) et du Trièves. Unique plat servi lors des vastes banquets des vogues (connues ailleurs sous le nom de fêtes de village).

  • St Marcellin: Fromage isérois puant et dégoulinant vendu exclusivement aux lyonnais.

  • Vin de noix: Noix pas mures trempées dans du vin-qui-pique et du sucre (beaucoup). A défaut de désaltérer, peut aussi servir de dégripant et d'anti-rouille.

  • Vin chaud de Lesdiguières: Mélange à base de cannelle et d'eau de vaisselle tiède qui sert à réchauffer les gars assez fous pour aller voir le FCG en hiver.

  • Vin de Savoie: Vin dont les seules bouteilles pouvant être comparées à du vin sont celles issues de vignes iséroises (commune de Chapareillan)

  • Murçon : espece de saucisson à cuire. un peu comme le Diot des savoyard mais forcement meilleur puisque Isérois !!!

  • Coflaré : gâteau étouffe-chrétien dont l'ingestion sans un important volume de liquide (cela peut être de la gnôle ou du vin de Savoie) est impossible. A noter que le gâteau de Savoie, tel qu'il est défini plus haut, fait partie de la famille des coflarés.


Surnoms donnés aux isérois

  • "38 de malheur": Surnom utilisé par les savoyards (tout jaloux qu'ils sont, dédicace à Michael Youn). Fait référence à l'habitude qu'ont les isérois d'aller skier en Savoie quand à mi-saison ils en ont ras-le-bol de passer la moitié de leur dimanche derrière une voiture lyonnaise pour monter à Chamrousse.
  • "Anoraks": Surnom utilisé par les lyonnais. Fait référence à l'habitude locale de s'habiller 6 mois sur douze comme si on allait skier. (oui bon c'est vrai que la population dite "étudiante" skie effectivemment 6 mois sur 12...)
  • "Bruleurs de Loups": Fait référence à une vieille technique d'extermination des meutes de loups. (en gros vous attirez la meute dans un cul de sac et vous y mettez le feu, ils étaient fun nos anciens, hein?). Aujourd'hui utilisé comme surnom par l'équipe de hockey grenobloise (qui joue -pas trop mal en général- sur la Patinoire portant le nom ridicule de "Pole Sud").
  • "Narvalo": terme utilisé par le Grenoblois pour désigner un de ces confrère déjanté, ou complètement bourré par les transactions isèro-savoyardes! (expression adaptée à la sauce grenobloise et provenant du dialecte des gens du voyage)
  • "Ours": Surnom utilisé par les 90% d'isérois planards pour désigner les 10% des isérois qui font l'entretien de LEURS pistes de ski. Surnom également utilisé par l'équipe de hockey de Villard-de-Lans (qui joue -très mal en général- dans un vaste hangar réfrigéré).
  • "Planards": Surnom utilisé par les 10% d'isérois vivant en montagne pour désigner les 90% d'isérois qui ne cessent de parler de LEURS montagnes comme si c'était effectivement les leurs.
  • "Quechuas" : Surnom utilisé par les lyonnais, en référence à la célèbre ligne de vêtements d'une non moins célèbre chaîne de magasins de sport. Se veut un rappel malicieux à l'élégance toute relative des autochtones du 38 (voir "anoraks" "étudiant" et "ingénieur").


Références

Pour de plus amples détails sur l'Isérois, il est possible de consulter quelques ouvrages intéressants:

  • Castres brule-t-il? La saison 1993 du FCG (On s'en remmettra jamais Editions)
  • La grande descente. L'histoire de la descente de Laffrey incluant les tests de retournement de 2cv par citroën. (ed. speciale du magazine Auto-Autocars)
  • La Noix de l'antiquité à nos jours (Oil of Olaz Editions)
  • La Vérité, tu me rends mes dix Parots (Villeneuve Editions)
  • Le train-train. Retrospective de la région de La Mûre (ed. du Trou)
  • Paladru : Un bien beau lac (Editions du Niaret)
  • Sérieux, t'aimes bien le Couche Tard ? (Momo)


05/03/2008
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